dimanche 18 mars 2018

Début février 1954, Sainte Marie-aux-Chênes (57) : Cliché d'Ovni



Vue aérienne de Sainte Marie-aux-Chênes dans les années 1950-65. (Source : Géoportail)


Comme beaucoup le savent, l'année 1954 a eue son lot sans pareil d'observations à travers la France et les pays limitrophes avec un pic entre les mois d'octobre et novembre. Nous savons aussi qu'elle fut en partie impactée par les effets indésirables de la presse écrite amenant la population à une certaine la psychose d'une part et la recrudescence de canulars abondamment décrits dans la littérature ufologique. Mais voilà, au beau milieu de tout çà peuvent se cacher de véritables cas. Ceci est valable pour toutes les principales vagues d'observations Françaises (1954, 1990, 1993, 1998, 2010 ?). L'épisode "Drovni" (saison automne 2014, printemps 2015) au-dessus des sites sensibles (parc nucléaire), semble être désormais écarté pour d'autres raisons.

Ici je reviens sur un cas publié sur le site Fotocat de Vincente-Juan Ballester Olmos. Il ne m'en voudra pas d'avoir subtilisé ce passage, il s'agit après tout d'une petite partie de notre patrimoine national en terme de bizarrerie ufologique.

Bien ... Il s'agit d'un cliché acceptable que nous devons à Mr Hofmockel résident à Homécourt (54). Les deux autres clichés ce sont soldés par un échec. Malgré sa qualité très moyenne, il est tout de même intéressant, car s'il démontre qu'à l'époque, les faits rapportés n'étaient pas essentiellement nocturnes. 

L'autre détail qui pourrait avoir son importance, c'est la proximité d'un site industriel, en occurrence ici un terril. Ce dernier semble être localisé au Nord de la commune (voir la prise de vue aérienne).

La carte géologique mets en évidence le passage de la faille située au Sud d'Homécourt (54) distante à peine de quelques kilomètres du site de l'observation. Il aurait été plus intéressant au demeurant, si cet hypothétique objet ce serait trouvé directement à l'aplomb de la faille, hors ce n'était pas le cas.




Début février 1954, Sainte-Marie-Aux-Chênes, France. © Jean Hofmockel.



S'il s'avérait que ce cliché soit réellement authentique, cela semble être le cas, pourtant rien ne prouve la véritable nature de l'objet. L'auteur aurait pu très bien monter un canular à l'aide d'un enjoliveur, un disque vinyle ou bien un couvercle de poubelle, le tout agrémenté qu'un récit puisé dans la littérature ufologique pour ficeler son affaire. C'est peut-être le cas, mais comme il n'a jamais eu d'enquête à proprement parler, le doute subsistera ...

Mais s'il avait voulu aller plus loin dans la démarche et faire parler de lui dans les médias, voir récolter une certaine somme d'argent pour les clichés (çà ce négociait à l'époque), nous n'en serions pas là avec un cas isolé, et assez peu connu des ufologues. 

La taille de ce "disque volant" n'est pas vraiment compatible avec ce qui est décrit couramment à l'époque, cet objet semble plus grand que d'accoutumé (le témoin l'estime à 25 mètres de diamètres). En général les témoins relativement proches de ces objets décrivent plutôt une taille comprise entre 8 et une quinzaine de mètres tout au plus, mais pourquoi pas après tout ... 

La description de descente en feuille morte est très courante à l'époque et caractéristique des objets ayant une forme de disque, cymbale ou soucoupe.

Ce qui semble évident au premier abord sur cette photo, c'est le disque noir, s'agit-il bien de l'objet en question ? Il paraît bien petit pour un engin de 25 mètres de diamètre. Bon, effet de perspective trompeuse dirons-nous, je ne suis pas spécialiste en décryptage d'images.

En revanche j'apporterais peut-être plus d'importance aux tracés verticaux blanchâtres que nous voyons à droite. On les rencontre assez fréquemment sur les photos décrites comme véritables. Ils sont obtenus lorsque ces "disques volants" décollent rapidement du sol et en fonction du réglage des appareils photo. Mais il peut tout aussi bien s'agir d'un défaut de pellicule ou autre chose venant perturber la prise de vue.

Ceci pour dire qu'une photo ne pourra jamais constituer une preuve en soit, surtout en absence d'un récit cohérent derrière comme c'est souvent le cas sur les réseaux sociaux et les plateformes de vidéos. Avec d'avantages de données, il est possible d'aller plus loin, mais les témoins éventuels n'en sont pas conscient et apportent bien souvent que le stricte minimum, nous empêchant de ce fait d'avancer dans une démarche d'enquête.

Ci-dessous, le texte accompagnant le cliché paru dans l'Est Républicain le samedi 13 février 1954, page 7 (Source extraite du site web de Mr Patrick Gross).


"Je vis descendre un engin planant en feuille morte..."

Un Homécourtois assure avoir aperçu (et photographié) une soucoupe volante.


Joeuf. -- M. Jean Hofmockel, est marié à Homécourt, où il habite chez ses beaux-parents. Ce garçon, bientôt père de famille, vient d'avoir, selon d'aucuns, une chance extraordinaire, alors que pour d'autres, il passe pour l'auteur d'une bonne blague. Il prétend, en effet, avoir photographié une soucoupe volante. Toute l'affaire se déroula la semaine dernière, M. Hofmockel, souffrant, profitait, vers 13h15, du pâle soleil hivernal pour se promener aux abords du crassier de Sainte-Marie-Aux-Chênes, derrière les fours à coke d'Homécourt.

"Soudain, je vis descendre vers moi, planant en feuille morte un engin de quelque vingt-cinq mètres de diamètre, très proche du sol. j'avais mon appareil photo et j'ai pu prendre trois clichés. Mais, au moment où je m'apprêtais à prendre le quatrième, la "soucoupe" monta brusquement à la verticale et disparut très vite."

Notre témoin confesse qu'il a eu très peur, pas suffisamment toutefois pour que cela l'empêche de photographier sa vision, mais assez pour ne réussir que médiocrement ses clichés. La plupart des quelques personnes à qui il raconta l'affaire sont restées sceptiques, Mme Hofmockel la première, encore qu'elle paraisse à son tour convaincue. 

Certains vont même jusqu'à prétendre que le photographe de soucoupes s'est servi d'un simple couvercle lancé en l'air pour prendre ses clichés.


Alors effectivement, pour qui veut s'en donner la peine et en ayant du temps devant lui, il serait possible de retrouver le témoin ou plutôt ces descendants pour tenter d'en savoir d'avantage et obtenir pourquoi pas les clichés originaux jaunis par le temps. Mais j'imagine que les personnes du "Cercle Vosgien Lumières Dans La Nuit", le futur CNEGU avaient déjà tentées de remonter la piste ...


samedi 24 février 2018

Mercredi 21 mai 1975, 20h40: Tromborn (57) Un triangle Mosellan précurseur


Tromborn, carte IGN (Source: Géoportail)


Les sites dédiés et les publications ufologiques font souvent référence au premier triangle Lorrain aperçu le 8 décembre 1977 depuis le territoire de la commune de Brettnach (57). Mais deux ans plus tôt dans ce même secteur géographique, une autre observation concernant l'un de ces étranges triangles allait passer totalement inaperçue ou presque si le contenu n'avait pas été sauvegardé par le CFRU (Cercle Français de Recherches Ufologiques) régional de l'époque que je livre ce petit cas sans prétention.

Résumé :

Deux personnes ont observées un étrange objet apparaissant rapidement à la verticale de l’église de Tromborn. Il provenait de la direction de Dalem, puis repartait immédiatement dans cette même direction après avoir tourné à la verticale de l’église. Les témoins se trouvaient à bord d’une voiture, sur un parking, à environ 10 mètres de l’église.

D’après l’un des témoins, l’objet était à-peu-près à 40°- 45° d’élévation, l'altitude étant estimée à 70 ou 80 mètres.

L’objet avait une forme triangulaire parfaite, aux bords très nets. Sa couleur, très lumineuse, passait du rouge vif au vert clair très rapidement, un peu comme des lumières clignotantes.


C’est toute la surface de l’objet qui prenait des teintes uniformes. 
Absence totale de bruit. L’objet présentait une surface qui aurait pu masquer facilement la Lune.


Sources: CFRU, revue Ufologia.


Quelle est la véritable nature de cet objet ? Que venait-il faire là ? Nous le saurons sans doute jamais et à la limite, ce n'est pas le plus important. Le côté insaisissable fera toujours en sorte, la différence entre les sceptiques qui cherchent le coupable idéal quitte à l'imaginer (le devoir de produire une solution ad-hoc, même si elle ne reflète pas la réalité historique des faits). Et les autres faisant preuve de prudence (mon cas) gardant espoir que la science viendra tôt ou tard nous sortir de l'impasse ufologique.


mardi 2 janvier 2018

La publication "sulfureuse" de l'abbé Oberstatter de Sturzelbronn (57)


On découvre parfois des personnages que rien ne laissait entrevoir qu'ils se soit intéressés un jour à l'étude des OVNI. Fait d'autant plus étonnant, venant d'un homme d'église !

L'abbé Alphonse Oberstatter était professeur d'Allemand au collège de Bitche, en dehors de ces occupations ecclésiastiques, son cheminement est presque naturel puisque celui-ci vouait une passion à l'observations du ciel en tant qu'astronome amateur au sein de "La Société Astronomique de France" dans le groupe Alsace/Lorraine ainsi que d'autres sociétés Françaises et étrangères (9 au total). 

Il nous a laissé 13 publications dans la revue "L'Astronomie" avec notamment un chapitre consacré aux OVNI en 1976 un an avant sa mort avec un regard plutôt sceptique. J'estime que cela valait la peine de signaler son courage au grand dam de ces pairs qui virent cela d'un mauvais oeil. Il aura ainsi accompli un devoir de reconnaissance autour de ces phénomènes au niveau régional et par delà des frontières.



Article paru dans le bulletin d'informations municipales de Sturzelbronn n°23



Sources: http://adsabs.harvard.edu, SAO/NASA Astrophysics Data System (ADS).


dimanche 24 décembre 2017

24 décembre 1975, Oberbronn (67) : "L'OVNI boule à facettes de Noël"


Il m'a semblé judicieux durant ces périodes de fêtes de fin d'année de mentionner un cas pour la période de Noël, c'est ce que nous allons voir dès à présent ...



Carte IGN (Source Géoportail)


Les faits

En 1978, le journal "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" avaient relaté une observation à Oberbronn. Lisant l'article le 11 octobre 1978, une Mme. B. avait alors écrit à Mr. Lienhardt, ufologue du CFRU de Strasbourg, pour relater une observation à Oberbronn trois ans plus tôt, le 24 décembre 1975, cette lettre étant ensuite transmise à Christian Valentin qui en fait part dans son livre de 2012 sur les OVNIS en Alsace.

Mme B. rapportait dans sa lettre que dans la nuit du 23 au 24 décembre 1975, son fils à ce moment-là auxiliaire gendarme à Auxerre et en permission chez eux à Oberbronn pour Noël, est rentré à la maison à 02:30, les réveillant en disant: "vous allez me croire fou, mais j'ai vu avec mon camarade des OVNIS. Une grosse boule blanche orangé immobile au-dessus de la forêt semblant tourner sur elle-même, lançant des rayons de projecteur; quelques minutes après, elle a été rejointe par une boule plus petite et rougeâtre, elle semblait s'intégrer dans la grande, sur quoi l'OVNI à disparu".

Le fils avait pris le fusil de chasse de son père, et avec son copain, ils ont pris le chemin de la forêt pour chercher des traces, et sont revenus une heure plus tard, n'ayant rien trouvé.

Ils n'avaient jamais voulu reparler de cette histoire, mais Mme B. la trouvait identique avec les observations de Mme W. en 1978 rapportées dans le journal, elle avait communiqué cela à Mr. Lienhardt, précisant que son fils est devenu gendarme.

Christian Valentin ajoute que le 13 janvier 2011, le témoin, D.B., à la retraite depuis peu, lui avait confirmé les informations dans le courrier de sa mère, courrier dont il ignorait jusqu'alors l'existence.

Il a précisé que les faits s'étaient déroulés sur le Daumen, point culminant à 310 m au-dessus du village d'Oberbronn. La lueur blanche, très vive, était partie vers le Sud-Est en s'estompant.           


Source: Catalogue Alsacat 



Le contexte historique


Il y a quelques petites choses intéressantes à souligner concernant la période Celte. Notamment les cérémonies pratiquées sur l'une des montagnes voisines, le Sonnenberg. 

"Sur la crête de cette hauteur, les Médiomatriques (tribu Gauloise) puis les Triboques (Tribu Suèves Germano-celtique, "Tri-broques = tribu du blaireau") célébraient leur culte en l'honneur du soleil qu'ils nommaient Bel ou Belen. A l'époque de la Saint-Jean, ces peuplades à demi sauvage y allumaient de grands feux autour desquels on dansait en rond. Les Triboques suivaient aussi une autre pratique, perpétuée jusqu'au début du XXème siècle, et qui consiste à précipiter la nuit, du sommet de cette montagne et par son flanc oriental, une roue de chariot revêtue de paille enflammée. Rappelons que c'est sur le sommet du Sonnenberg qu'on a  trouvé une pierre carrée de 40 centimètres de côté, sur laquelle est gravée l'image du dieu Soleil".

Source : http://philippe.houdry.free.fr


Le folklore

C'est un secteur riche en contes et légendes. Le village est connu notamment pour ces sorcières qui se rendaient au sabbat durant la nuit du 1er mai sur le Batsberg, une colline de calcaire culminant à plus de 300 m située près de Bouxviller et ayant mauvaise réputation. Elles y rencontraient leur consoeurs du Mont St-Michel, autre lieu "maudit" à proximité de Saverne.

"Oberbronn a une source (Heilbrunnen) qui est considérée dans le pays comme ayant des propriétés médicamenteuse. Cependant elle ne paraît pas différer d'une bonne eau ordinaire et sert aux usages domestiques. La source en question a donné son nom au Village d'Oberbronn (source d'en haut), par opposition à Niederbronn (source d'en bas)".

Source : http://philippe.houdry.free.fr


Le contexte géologique

Une fois de plus, nous pouvons constater que le village est entouré par de nombreuses failles géologiques (une dizaine environ) et des carrières ...



Coupe géologique (Source Géoportail)


La colline du Daumen est essentiellement constituée de marnes, dolomies et calcaires du  Muschelkalk (Trias).


Conclusions

Nous pourrions bien être une fois encore être en présence de plasma naturels (voir non prosaïques), phénomènes étudiés en différentes parties du globe. La limite entre les deux étant difficile à fixer compte-tenu ici du faible contenu de l'information et l'absence d'études scientifiques sur le terrain. 

Joyeux Noël à tous mes lecteurs ;-)



         

samedi 2 décembre 2017

Les multiples apparitions de Bouxières-aux-Dames (54)


J'avais eu l'occasion lors d'un article précédent de mentionner ce village pour ces apparitions dites "Mariales". Je vais rassembler ici tout ce que l'on sait, mais pour commencer, plantons un peu le décor ...

Bouxières-aux-Dames est un village perché et orienté Sud-Nord non loin du confluent de la Meurthe et de la Moselle (lieu-dit "la gueule d'Enfer"), situé au Nord, Nord-Est de Nancy.




De nombreux vestiges Gallo-Romains et Mérovingiens ont étés mis à jour au 19 ème siècle à proximité de l'église. La première mention du village apparaît dans une charte de 780. Mais c'est en 935 (ou 936 selon les sources) que Saint Gauzelin, ancien évêque de Toul fonda une abbaye de Bénédictines sur la partie sommitale du village. Celle-ci fut sécularisée probablement au XV ème siècle et occupée alors par un chapitre de Chanoinesses nobles séculières (qui ne prononçaient pas de voeux). Le chapitre finira par déménager sur Nancy au lendemain de la Révolution suite à la destruction de l'édifice qui servit de carrière de pierres pour les constructions du village.

 Aujourd'hui, seuls restent une partie du cloître et la crypte de Saint Gauzelin dans son état d'origine (une des dix plus anciennes de France), celle-ci fut d'ailleurs devenue très vite l'objet d'un pèlerinage à l'époque.

Les vestiges existants (Cliquez)

L'ancien promenoir des Chanoinesses subsiste également. En 1750, les Dames de l'abbaye ont fait arracher en forêt 300 tilleuls pour les replanter sur le lieu-dit "la pelouse". Elles ont ainsi crée des allées formant une étoile à 8 branches. Ce lieu est aujourd'hui devenu une agréable zone de promenade et pourquoi pas de veillées ;-)

Pour info, le village voisin de Lay-Saint-Christophe est l'un des berceaux des dynasties Mérovingiennes et Carolingiennes puisqu'il n'était autre qu'un lieu de résidence des maires du palais d'Austrasie. Ceci n'est peut-être pas si anodin ...





Représentation 3D de l'abbaye de Bouxières-aux-Dames d'après divers documents



Le contexte géologique et hydrogéologique:

Il s'étale principalement entre le Toarcien inférieur en passant par l'Aalénien et le Bajocien supérieur. 

Ainsi à la base (Toarcien inférieur), nous trouvons des "schistes carton", des marnes bitumineuses sombres composées de nodules calcaires ou phosphatés. Des marnes à septarias, quartzeuses et micacées dans les grès supraliastiques du Toarcien moyen. Du minerai de fer (ou Minette de Lorraine) dans l'Aalénien. Des marnes micacées, calcaires sableux et calcaire à entroques dans le Bajocien inférieur et des calcaires à polypiers à l'étage supérieur.

La commune est sujette à de fréquents glissements de terrain. Trois nappes alimentent les sources et sont un facteur aggravant dans le déclenchement des glissements de terrain. Une carte ZERMOS publiée en 1979 tient compte des zones à risques sur la commune.

En revanche le risque sismique est quasi nul.



Carte des Zones Exposées à des Risques liés aux Mouvements du sol et du sous-sol





Notons l'absence totale de failles géologiques sur le territoire de la commune. Aucune cavité naturelle n'est signalée sur les sites ad-hoc (Infoterre, le projet IKARE, etc...). Il existait une mine de fer qui sera exploitée entre 1860 et 1932.

Et nos apparitions Mariales et autres PAN me direz-vous ? Eh bien avant, il faudra passer par la case légendes pour appréhender de manière exhaustive pourquoi ce lieu serait-il si important en matière d'observations ?

De pieuses légendes racontent qu'un sanglier se réfugia dans le taillis voisin, sur un autel mystérieux, ou dans la nuit d'étranges lumières apparaissaient. Là se dressa l'abbaye. Un ange apporta le calice et un évangéliaire, visibles aujourd'hui au trésor de la cathédrale de Nancy. 

Sur la tombe de l'évêque St Gauzelin, mort en 962, enterré au monastère de Bouxières, eurent des miracles. On vit dans le ciel apparaître, lumineuse, la figure de l'évêque, qui fut aussitôt canonisé.

Comme nous pouvons le constater, il est déjà depuis fort longtemps, question de lueurs étranges qui à l'époque furent associées au divin. En réalité, il se pourrait bien que nous soyons en présence d'autre chose... Une sorte de "petit Hessdalen Lorrain" qui s'active parfois pour des raisons que nous ignorons.

Mais revenons sur les faits chronologiques plus récents en matière d'observations ...

Raoul Robé signale dans son "catalogue des rencontres rapprochées humanoïdes du Nord-Est de la France et du Luxembourg", qu'en 1909, un habitant du village de Bouxières-aux-Dames, biologiste membre de l'Académie des Sciences de Nancy, se souvenait, bien qu'étant enfant au moment des faits de nuit, il avait observé l'atterrissage d'un engin avec silhouettes humaines autour de lui, sur le "Chemin des Corvées".


Beaucoup de curieux, dont sa future femme, étaient venus constater les traces laissées par l'engin, que l'on interprétait alors comme "venu de la Lune".

Robé note que très peu d'éléments nous sont parvenus sur ce cas, les archives locales ayant été détruites durant la dernière guerre, et que sa source est une enquête du GPUN de février 1979.

Albert Rosales de son côté a appris que le biologiste en question était Narcisse Cézard, qui se promenait le long d'un chemin boisé quand il a repéré l'objet inconnu atterrissant sur un terrain. Il aurait vu plusieurs personnages anthropomorphes, ou silhouettes, se déplaçant autour de l'objet.

Nous sommes donc en présence d'une possible RR3 !


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Le 11 mars 1936, Adeline Pietoquin (28 ans), Gabrielle Hams (26 ans) et Mlle Giroux témoignent de plusieurs apparitions de la Vierge et disent avoir obtenus des messages divins.

En juillet 1947 l'évêque diocésain rend le jugement négatif. Le 4 février 1951 au sujet de ces faits et autres prétendues apparitions, le Cardinal Ottaviani, assesseur du Saint-Office, évoque des "explosions impressionnantes d'un sentiment religieux instinctif, n'ayant plus de trace de lumière de la raison, ni de considération de la grâce, n'ayant plus de frein, ni de gouvernement". 

Sources: Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie par René Laurentin et Patrick Sbalchiero. Catalogue régional des Observations d'Humanoïdes du Nord-Est de la France et du Luxembourg de Raoul Robé.


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En 1938 (absence de date). Une femme affirma avoir vu la Vierge en allant chercher du bois dans une ancienne galerie de mine abandonnée. Probablement celle de notre mine de fer, ce qui permettrait d'identifier précisément l'endroit en question lors d'investigations sur le terrain.

L'apparition la plus controversée a été celle rapportée par Lucien Cézard, abbé et curé de Bouxières-aux-Dames, en compagnie de plusieurs adultes en 1938. La "Sainte vierge" leur serait apparue en 1938, aurait prédit une grande guerre pour un jour précis de mars 1939. Lucien Cézard a alors fondé le culte non reconnu de "Notre-Dame du pauvre petit tunnel", mais le jour dit de 1939, la guerre n'avait pas encore éclatée. 


Article sur cette histoire locale méconnue paru dans l'Est Républicain


Lucien Cézard, pas démonté pour autant, a donc lors de la messe suivante remercié la Vierge "d'avoir retenu le bras de son fils et épargné ce fléau à la France", hélas la guerre éclatera tout de même. Le culte de "Notre-Dame du pauvre petit tunnel" finira tout de même par être interdit par l'évêque local, en 1943, ce qui n'empêchera pas Lucien Cézard de publier un livret de 32 pages, "Pour la défense de la vérité". Les Apparitions de Notre-Dame de Bouxières au Tunnel et dans le sanctuaire de l'église" et "Vers un Monde Nouveau".

L'Eglise n'a reconnu aucune de ces apparitions qui ont déclenchées des controverses chez les paroissiens de la commune, avec des "pour" et des "contres".

Expulsion de l'abbé Cézard le 24 juin 1948 (Source: Chasseurs de mémoires)


Pour l'anecdote, il est étonnant de retrouver deux personnages du nom de Cézard (parfois orthographié Césard) dans ces histoires, serait-ce encore un phénomène synchrone, le fait du hasard ou bien la récurrence patronymique locale ?

***

Le 15 aout 1974. Au lieu-dit "la pelouse", une aire de promenade surplombant la vallée de la Meurthe, trois enfants et adolescents discutent assis parterre. Soudain, vers 21h30, un personnage blanc, petit (1.20m à 1.50m) et massif, portant une tête cubique sans visage marche derrière eux en sortant de derrière un arbre. Il s'éloigne d'une démarche mécanique. Les témoins paniqués par l'étrangeté du personnage, s'enfuient pour aller chercher leurs parents au village. Cependant, un peu plus haut, un couple de promeneurs constate le passage d'une insolite silhouette blanche qui s'enfonce dans le bois bordant "la pelouse". Peu rassuré, le couple se dirige vers la sortie du lieu et rencontre la famille des enfants arrivant au village. Devant les neuf personnes présentes, la silhouette réapparaît au loin devant les bois avant de disparaître définitivement à l'intérieur de ceux-ci.


Aperçu de l'entité décrite par les enfants (cas n°27 du catalogue de Raoul Robé)


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12, 15 et 17 octobre 1978 (des confusions au niveau des dates et heures suivant les sources), l'affaire des adolescents ...

Albert Rosales indique dans son catalogue qu'à Bouxières aux Dames, France, le 12 octobre 1978, à 23h10, trois adolescents voyageaient à petit scooter à moteur près du village quand ils ont remarqués un personnage d'aspect humain phosphorescent blanc flottant vers le côté de la route. Il portait une tenue comme une tunique transparente; il a alors flotté vers les témoins sans toucher le sol. Avant de quitter le secteur à grande vitesse, un des témoins a pointé une lampe-torche sur le personnage.

Albert Rosales indique que la source est : "le Project Bécassine, Denys Breysse,".

Albert Rosales indique encore dans son catalogue, que le 15 octobre 1978, à 22h00, deux jeunes impliqués dans la rencontre précédente aux bois de "La Pelouse" sont revenus à la scène sur leur vélomoteur et se sont garés en bordure des bois. Alors qu'ils observaient, soudainement deux formes blanches "verticales" quittent les bois passant sous quelques fils à haute tension. Les apparitions identiques semblent ne pas toucher la terre. Effrayé mais curieux en même temps, les témoins dirigent leurs phares sur les personnages et essayent de se rattraper par rapport aux personnages esquivant de grands chênes en avant d'eux, toutefois les personnages s'écartent très rapidement et disparaissent de la vue.

Albert Rosales indique que la source est : "le Catalogue régional du GPUN octobre 1978. Raoul Robé".

Albert Rosales indique enfin dans son catalogue, que le 17 octobre 1978, à 23h00, trois jeunes impliqués dans la rencontre précédente cette fois accompagnée de deux filles conduisaient vers les bois afin de revoir les personnages mystérieuses. Un des garçons est armé avec une lampe-torche et conduit le long du bord du bois. Soudainement de derrière un grand arbre voisin, une forme phosphorescente apparaît devant eux. Le garçon dirige sa lampe-torche vers le personnage et le conducteur essaye de diriger les phares vers lui également. La silhouette se sauve alors dans les bois épais à grande vitesse et disparaît de la vue.

Albert Rosales indique que la source est : "le Catalogue régional du GPUN octobre 1978. Raoul Robé".

***

Pour en finir avec les phénomènes ufologiques purs et durs, mentionnons encore un cas survenu le 11 décembre 1979 au niveau du pont situé au Sud de la commune et surplombant la Meurthe. 

Les témoins sont en voiture et observent un curieux phénomène vers 17h55. La conductrice s'arrête après le pont et les témoins reviennent sur celui-ci à pied. Ils voient alors un objet rectangulaire de couleur aluminium. Une très forte luminosité verte est visible à l'arrière et deux faisceaux blancs son visibles à l'avant. L'objet est immobile vers l'Ouest, puis se déplace à vitesse lente. Un motocycliste s'arrête aussi pour l'observer.

***

Et depuis ? Plus rien ne nous parvient comme information, ce qui ne veut pas dire pour autant que quelques personnes puissent observer quelques lueurs insolites de temps à autre en gardant le silence.

Quoiqu'il en soit, une telle récurrence de cas dans un périmètre aussi réduit à de quoi soulever l'interrogation.

Nous sommes manifestement dans un cadre d'un "microcosme" local avec un riche contexte historique, de légendes populaires sur fond de mysticisme, le tout pouvant être baigné dans une configuration géologique particulière pouvant pourquoi pas générer des phénomènes lumineux que les gens ne parviennent pas à appréhender de façon rationnelle, du moins en apparence seulement. Aujourd'hui des scientifiques audacieux s'activent en divers endroits de la planète pour tenter de déceler les mystères des plasma qui seraient dit-on capables de nous influencer psychiquement, au niveau de la conscience, voir de pouvoir interagir directement avec eux, mais ceci est un autre domaine bien particulier qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains, laissons faire le temps, la science doit être de notre côté et faire table rase des clichés "soucoupiques" et autres "litanies" condescendantes sceptiques.


samedi 18 novembre 2017

PAN / OVNI: Focus sur la Vallée de l'Orne

La vallée de l'Orne, une concentration incroyable de phénomènes aériens inconnus


Ce secteur m'intrigue depuis un moment, je l'avais déjà un peu abordé en parlant de la piste du fer...

Que se passe t-il dans cette vallée depuis un certain nombre d'années ? Nous allons tenter de faire un peu le point sur les éléments qui pourraient faire en sorte que cette zone soit si fréquemment survolée par des choses que nous ne sommes pas en mesure d'identifier formellement.

Cette vallée au passé historique et industriel représente un goulet d'étranglement entre les départements de la Meurthe et Moselle et la Moselle. Le socle est principalement constitué de calcaires et marnes du Jurassique Moyen. Côté mines, le fer était extrait de "la Minette de Lorraine". Ces mines sont aujourd'hui abandonnées. Les incidents tectoniques y sont nombreux (failles géologiques principalement orientées dans le sens Sud-Ouest / Nord-Est). Présence d'un réseau karstique en avec de nombreuses cavités naturelles. D'immenses carrières à ciel ouvert y sont également bien représentées (exploitation des carrières de Jaumont remontant à l'époque Romaine).

Ces premiers éléments tranchent déjà avec la morne plaine. Je note de manière générale qu'une majorité d'apparition de phénomènes étranges se produisent sur des secteurs plus perturbés géologiquement parlant. 

Bien que cela puisse paraître bizarre, je tiens ce genre de remarque de mon expérience de pêcheur. En effet, pour trouver du poisson, il faut obligatoirement des caches et un garde-manger disponible. Un fond sablo-vaseux nu comme le creux de ma main n'aura que très peu de chance d'intéresser du poisson. En revanche, un arbre mort immergé, aura toute les chances de servir de gîte et de couvert à diverses espèces.

Le phénomène OVNI fonctionne un peu de la même manière, il a un côté animal, il se cache, reste à distance, mais jamais bien loin de sa zone de confort et de ces pôles d'activités.


Vallée de l'Orne, une zone très faillée, perturbée géologiquement


Le village de Pierrevillers était une dépendance de l'ancienne commanderie des Templiers avant d'être cédées aux chevaliers de Saint-Jean de Malte. De nombreuses bornes frappées de leur croix caractéristique jalonnent les forêts environnantes. Bon nombre d'ufologues et autres chercheurs établissent un lien entre des apparitions d'OVNI et la présence des possessions Templières. Est-ce véritablement fondé ? Pour ma part, je n'en sais rien, mais il me semble toutefois important ici de le signaler. Ces ordres religieux ont toujours gardés une part de mystère et d'histoires liées avec des trésors, il semblerait aussi qu'on leur prêtait certains pouvoirs.

Cette vallée possède aussi son folklore, ces légendes (Rocher Pierre de Bar et la statue N-D de Franchepré à Joeuf, l'histoire de Blanche et du lieu-dit "Fond de cristal" de Moyeuvre-Petite, les Tiffenottes de Rombas).

Le paranormal y a aussi sa place puisque des automobilistes signalèrent à plusieurs reprises la présence d'une "Dame blanche" dans la petite vallée du Pérotin. Mais au fond, n'avons-nous pas à faire au même phénomène perçu différemment selon les individus avec leurs propres peurs et croyances ?

Aujourd'hui qu'en est t-il ?

Les observations qui nous ont étés signalées couvrent toutes les décennies. Depuis la fameuse vague de 1954 à nos jours, ce qui en fait une zone de premier intérêt, là ou nous aurions statistiquement de bonnes chances d'enregistrer et capturer des phénomènes insolites, avis aux amateurs pour y faire des veillées (me contacter).

On y rapporte de tout, des cigares, sphères lumineuses, soucoupe, disque volant, triangles, losange ... Sans compter sur ce qui n'a pas été colporté de bouche à oreille et qui ne figure pas sur Internet ou quelques ouvrages de références.

Il existe aussi dans le paysage un autre endroit intéressant d'apparition plus récente... 

Le site de Cédilor implanté depuis 1997 sur le territoire de la commune de Malancourt-la-Montagne. A l'heure ou je vous en parle, il a été décidé de l'agrandir.

De quoi s'agit-il ? D'un site de revalorisation de déchets industriels dangereux. Au même titre que le nucléaire, tout ce qui représente un danger pour l'environnement semble intéresser nos visiteurs. Les déchets ainsi recyclés, moins nocifs sont rejetés dans la rivière Orne. Ces visiteurs sont-ils chargés d'y faire des prélèvements en toute discrétion ou presque ?

C'est en effet à partir de 1997, voir une année plus tôt, que l'on voit apparaître les premiers triangles et losanges à proximité du site. Plutôt étonnant ! Non ?


Triangle capturé le 15 octobre 1998 depuis la commune de Moyeuvre-Grande (sous réverve)



Cédilor, rien à cacher ? Vraiment ? (Article du R.L. du 14 novembre 2017)

Si les employés pouvaient éventuellement lâcher quelques informations sur des survols suspects au-dessus du site, ou toutes autres anomalies cela nous rendrait grand service (anonymat garanti).

Quoiqu'il en soit, les questions restent nombreuses, les réponses en suspends. Nous ne pouvons que constater les faits, effectuer quelques rapprochements plus ou moins curieux avec des éléments présents dans l'environnement, c'est ainsi que je conçois à mon humble niveau le phénomène. Malgré tout, j'estime que ce secteur pourrait être étudié scientifiquement un peu à la manière de la d'Hessdalen en Norvège, un exemple parmi d'autres étudiés par certains scientifiques audacieux sur plusieurs zones à l'échelle de la planète, parfaitement identifiées et reconnues pour leurs multiples anomalies.


samedi 11 novembre 2017

26 Mai 1975, Amanty (55) : Rencontre rapprochée avec une soucoupe sur le trajet du retour



Image d'illustration


Suite à un récent appel téléphonique concernant le reportage télévisé nommé "OVNI, les 4% du mystère" diffusé sur FR3 en 1975, que j'ai pu échanger quelques mots en particulier sur cette affaire avec mon interlocuteur. 

Le reportage dans son intégralité, la séquence qui nous intéresse est au début...





C'est donc naturellement que j'ai tenté d'obtenir quelques informations complémentaires sur le web. Eh bien, le moins que l'on puisse dire, c'est quelles sont pas bien nombreuses. On ne retrouve même pas le moindre article de presse en ligne.

Pire ... nous apprenons que ce cas avait été étudié et soumis à l'une des premières reconstitution du GEPAN en février 1978. Mr Pierre Teyssandier était en charge de l'analyse physique du phénomène. Le cas porte le n° 0140 rédigé en juin 1978.


Rapport de juin 1978 portant le n° 0140


Je vous le donne en mille... Ou trouve t-on aujourd'hui le compte-rendu d'enquête ? Le PV de Gendarmerie ? Cherchez toujours, vous ne le trouverez pas. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien je n'en ai pas la moindre idée, mais il me semblerait d'une part que l'on soit un peu tête en l'air dans cet organisme, ou bien que l'on nous cache délibérément certaines choses qui n'on pas lieu d'être. Loin de moi, l'idée du complotisme, je constate, c'est tout, l'absence de celui-ci dans leur base de données. Devons nous encore attendre 18 ans pour le voir réapparaître ? (voir ci-dessous).

Loi FOIA: En France, il n'y a toujours aucune liberté d'accès à l'information sur les OVNIS comme c'est pourtant maintenant le cas dans la plupart des autres pays, USA, Royaume-Uni, Espagne, Italie etc... Si ce n'est qu'en principe, les informations sont éventuellement accessibles 60 ans après leur rédaction.


Il existe à ce jour donc que très peu de sources disponibles. Le cas est relevé sur l'excellent site web de Patrick Gross (Les OVNIs vus de près), celui de Luc Chastan (Base Ovni France), lui même ayant extrait le passage du livre le concernant: "Ovni, la fin du secret" de Mr Roussel Robert, Belfond (1978), un extrait de l'Est Républicain du 31 mai 1975. Notons aussi que le cas est référencé dans la littérature Zététique: "A la poursuite des fontaines aériennes: Les incroyables aventures de Français en Ukraine", d'Iryna Mylymuk et Daniel Beysens, collection Book-e-Book (2005)..

Je reproduis ici le passage de l'ouvrage de Mr Roussel...


"Conditions atmosphériques au moment de l'observation: à 21 h 15, la nuit était tombée, le ciel était clair, il n'y avait pas de nuages et le clair de Lune permettait de distinguer la ligne de crête. Les témoins sont sûrs de l'heure, ayant quittés Gondrecourt-le-Château à 21 h 10. 

Les faits se sont déroulés sur le territoire de la commune d'Amanty, à l'Ouest de cette localité et à l'Est de Gondrecourt-le-Château. Ces trois personnes circulaient dans une voiture automobile dans le sens Gondrecourt-le-Château (Meuse) - Neufchâteau (Vosges). 

Elles ont vu déboucher sur leur droite un objet qui se déplaçait perpendiculairement à la chaussée. Celui-ci se trouvait à environ 15 m d'altitude (évolution de l'OVNI au-dessus du plan horizontal passant par le véhicule compris entre 63 et 75 m. Valeurs calculées d'après les estimations fournies par les témoins au moment de l'enquête), à une distance de 100 à 150 m de la voiture. 

L'objet a brusquement bifurqué sur la gauche en formant un angle de 100° environ. Lors de sa première trajectoire, il se déplaçait dans l'axe Liffol-le-Grand (Vosges) - Vaucouleurs (Meuse), puis, après avoir bifurqué dans l'axe Neufchâteau à Bar-le-Duc, après avoir changé de direction, il s'est rapproché du sol. Il se déplaçait sans aucun bruit. Le calme complet régnait. 

Cet engin avait une forme circulaire de 4 m de diamètre environ. Lors de la première observation, il était éclairé de deux feux. Le premier, rouge, qui était fixe, et le second, orange qui clignotait. Au moment ou l'engin a bifurqué, les observatrices ont constatées qu'il était éclairé d'une quinzaine de feux rouges et jaunes alternés, selon elles, de jaune et de blanc. Ces feux étaient puissants et d'un diamètre de 15 cm environ. 

L'évolution de l'objet a été observée pendant une minute environ. Cet engin a semblé se poser à la lisière du bois d'ou s"élevait une lueur jaune. Les observatrices se trouvaient dans un endroit sensiblement plat; la déclivité du terrain varie de 15 m (en réalité, 20 à 25 m) dans cette zone. 

L'objet débouchait de la forêt domaniale du Vau (écrit à tort de Vaux). Il se serait posé à la lisière du bois d'Abainville (écrit à tort Amainville). Aucune route ne se situe sur la trajectoire suivie par l'engin ni dans une direction parallèle à celle-ci. Après examen des lieux indiqués par les observatrices, aucune trace n'a été relevée à l'emplacement ou l'objet aurait pu se poser."



Au moment ou l'objet est situé à gauche du véhicule (Vue d'artiste extrait du reportage)


Que voyons-nous encore? Eh bien qu'il existe quelques éléments divergeant, ce qui est assez fréquent entre les sources officielles de l'enquête (visiblement la brigade de Gendarmerie de Gondrecourt-le-Château), le traitement du GEPAN et celle colportées par les médias restant plutôt approximatives ou contradictoires. Cela concerne la notion du temps de l'observation, les tailles angulaires, la distance à laquelle évoluait cet "objet" au plus près du véhicule.

Dans le reportage nous apprenons qu'au début de l'observation l'objet était lointain mais suffisamment lumineux et intriguant pour que l'une des femmes pense reconnaître un avion en phase d'approche afin de rejoindre l'aérodrome de Toul-Rozières, puis finalement pointa rapidement dans leur direction pour "charger" le véhicule. Au moment ou cet objet évoluait au plus près, l'une des observatrices nous raconte que celui-ci devait être situé à 3 m au-dessus du véhicule et à environ 1 m lorsque celui-ci se tenait à leur côté.

Cela ne remet bien sur pas en doute l'observation, mais toute la différence se situe parfois dans quelques menus détails.

Dans le reportage, il est dit que cet "objet" possède un aspect métallique gris surmonté sur le dessus par une sorte de hublot. A l'arrière on nous signale un gros feux fixe de couleur rouge intense. Nous savons de source certaine qu'elles avaient quittées Gondrecourt-le-Château à 21 h 10 pour prendre la route en direction de Vouthon. Notons qu'au moment des faits (21 h 15), les témoins se situent sur l'ancien CD.966 (actuelle D.966), entre les bornes kilométrique 51 et 52.



Carte IGN du secteur (Source Géoportail)


Le contexte géologique est intéressant puisqu'il présente trois failles très proches l'une de l'autre, situées à l'Ouest de Gondrecourt-le-Château. Quatre autres observations ont étés signalées dans le proche secteur, respectivement en février 1975, octobre 1976, octobre 1977 et septembre 2012 (sous réserve).



Contexte géologique


Puisse un jour le GEIPAN remettre cette affaire dans le circuit. Nous donner son protocole de vérification, ces mesures, le degré de pertinence et son classement sur l'échelle des PAN. Bon nombre d'entre-eux (les plus intéressants) n'ont toujours pas étés libérés, ce qui est regrettable.